A l'angle du chemin, je ferai demi-tour. Juste jeter un oeil par dessus mon épaule. Pour de vrai, je poursuis toujours le même chemin. C'est idiot, mais, pas moyen autrement. Le temps circulaire c'est une belle idée sauf que par devant soi le collier de bitume n'en fini jamais de se dérouler. On sait dire d'avance "tu vas me manquer, tu sais"... Et tout le bonheur qu'il y a dans ces mots là : tu vas me manquer, tu sais. Il faut qu'il manque d'ailleurs. Parce qu'autrement, rien de possible. Retour de la feuille de salade coincée entre les dents. C'est douloureux de faire semblant d'y croire. C'est l'autre en face que l'on découpe en petits morceaux incrédules. Peut-être faudrait-il se contenter de soi. Seul. Pas se cogner ainsi à la vie des autres qu'on découpe et qui nous lacèrent...
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4 commentaires:
Quelque chose qui résonne dans ces mots, sans doute comme un cynique rappel de récente même situation.
Merci.
Oh ... Merci, je ne sais pas si ça le vaut... J'aime les échos, Gabrielle.
« Tu restes bras ballants avec ton sentiment de ridicule. »
J'ai lu cent fois ces mots, tous les jours je passais pour en voir des nouveaux.
Merci Grégoire. Le temps me file entre les doigts en ce moment...
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